A propos de Jean Grenier (1898-1971), lecteur et interprète de Jules Lequier

Grenier

Un article évoquant Lequier vient d’être mis en ligne sur le site Fabula : « Jean Paulhan et Jean Grenier à l’Université », de Charles Coustille.

« … Lequier est un philosophe qui fascine d’autant plus qu’il n’a rien publié de son vivant. Son ami Renouvier a sauvé certains de ses écrits mais Grenier entend faire une nouvelle lecture de cette œuvre. Il publie pour ce faire de nouveaux textes de Lequier (principalement sur la liberté) en tant que thèse secondaire. Contre Renouvier qui n’était pas loin de le considérer comme un philosophe pragmatique (une sorte de William James avant la lettre) dont la religiosité pouvait être passée sous silence, Grenier veut peindre le portrait d’un homme pour qui les idées et la vie ne font qu’un, pour qui la science s’appuie sur la croyance, pour qui la philosophie et la théologie sont pris dans un même mouvement, pour qui l’affirmation de la liberté comme fondement existentiel n’est pas une délivrance mais, au contraire, une condamnation à une vie d’errance face à l’écrasante multiplicité des choix. « Voilà quelqu’un qui ne jongle pas avec les idées ; il ne les prend pas seulement au sérieux, mais au tragique. » glissait-il à Louis Foucher. Grenier rechigne néanmoins à écrire une tragédie en guise de thèse. Il se borne à écrire un volume philosophique assez sérieux, suivant le plan de l’ouvrage que Lequier s’était lui-même fixé, exposant les conclusions de ce dernier avant de conclure en répétant son désaccord interprétatif avec Renouvier et en se déclarant, à mots à peine couverts, le juste héritier du philosophe breton. Ainsi, le lecteur peut perdre peu à peu son entrain tant l’introduction biographique était enthousiasmante alors que les développements ultérieurs paraissent un peu vains. Car à titre personnel, Grenier retient, certes des conclusions philosophiques, mais aussi et surtout « l’élan intérieur » qui les accompagne. Grenier s’intéresse plus à un individu aux prises avec son moi qu’au placement philosophique d’une doctrine dans son époque. »

A lire ici : http://www.fabula.org/colloques/document1823.php

Nous avons réédité le premier article de Jean Grenier sur Jules Lequier dans le Cahier Jules Lequier n°2/2011, accompagné d’une lettre inédite à Louis Guilloux.

Illustration : Photo Marc Foucault © Éditions Gallimard, en provenance du site des éditions Gallimard.

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